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Patrimoine ferroviaire

CFRT N° 368 : Train Touristique du Val du Loir, la ligne du Col de la Furka, la FACS en Grande-Bretagne

2015/2 Mars 2015

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Editorial

Plus vert que vert…

Le transport ferroviaire est écologique. Le roulement « fer sur fer » est celui qui demande le moins d’énergie. Cet aspect à souvent été loué et confirmé politiquement, même si, dans les faits, la traduction des grandes déclarations du genre Grenelle de l’environnement se fait attendre, quand ce ne sont pas des « suspensions provisoires » d’exploitation qui viennent les contredire, ainsi que l’abandon du Fret. Donc, une voie ferrée, c’est vert. Et une voie verte ? C’est encore plus vert que vert ! En Nord Anjou, l’étoile de La Flèche (72) a depuis longtemps disparu. Au sud, la ligne vers Saumur par Baugé (49) est déferrée depuis longtemps et son infrastructure a été rendue cyclable jusqu’à St Martin-d’Arcé (49) en desservant le Zoo de La Flèche. Une autre portion de l’étoile, sur la ligne vers Le Lude (72), a également été transformée en piste cyclable, autour de Luché-Pringé (72). La région des Pays de la Loire encourage la pratique du vélo par ce genre d’équipement, prolongé par la promotion et la mise en place de larges possibilités de transport de bicyclettes dans les TER.

La communauté de communes (comcom) de Baugé-en-Anjou projette de prolonger ce qu’il est donc convenu d’appeler une voie verte sur son territoire, de St Martin-d’Arcé à Cuon. A terme, c’est la Loire qui est visée. A priori, tout ceci paraît positif, en préservant une infrastructure que certains peuvent imaginer recevoir des rails, dans un avenir riant. C’est possible en zone semi-urbaine, mais douteux dans la ruralité profonde. De plus, le déclassement a déjà dispersé le foncier entre diverses collectivités (communes, comcom, agglo, propriétaires privés), rendant un retour administrativement très compliqué. La comcom de Baugé, qui rappelle l’enjeu touristique du dossier, en donne quelques renseignements intéressants :

- Tout d’abord, il n’est pas nécessaire d’être propriétaire de la voie pour la transformer en voie verte. Un droit d’usage de 20 à 30 ans suffit. Les propriétaires actuels, y compris les privés, en restent propriétaires. Les gares et maisonnettes de PN vendues doivent cependant être contournées.

- Le coût de réalisation est de 1 120 000 € pour 13,850 km, soit près de 81 000 € au km. Ce montant ne comprend ni le débroussaillage ni le défrichage. Il faudra prévoir un budget d’entretien annuel, notamment de coupe et taille de la végétation qui reprend imperturbablement l’espace libre.

- Ce montant est reconnu élevé par la comcom. Mais les subventions sont jugées déterminantes, car elles peuvent atteindre 70% du budget total. Le dossier de demande de subventions a donc été déposé.

L’amateur ferroviaire ne peut que se réjouir de la « préservation » d’une infrastructure ferroviaire. De plus, dans ce cas précis d’une voie déferrée, une exploitation en chemin de fer touristique ou vélorail est inenvisageable, et l’environnement paysager, même s’il est agréable, ne s’y prête guère. L’avis du contribuable n’est peut-être pas aussi positif, en notant que l’investissement risque d’être décidé parce que les subventions sont « prenables», et non par l’utilité réelle qu’est l’attrait touristique. Ce dimanche 17 août, je n’ai croisé qu’un seul cycliste lors de mes pérégrinations. Ceci dit, dans la vie communale, ce n’est pas le seul cas de chantier décidé, parce qu’il est primable !

Il faut remarquer que, dans sa communication, la comcom parle du dossier voie verte, sans évoquer une seule fois qu’elle reprend l’infrastructure ferroviaire. Tout le monde est-il supposé le savoir, ou s’agit-il de ne pas évoquer l‘existence d’un moyen de transport disparu? La gare de Baugé, par ailleurs très bien rénovée, abrite des services de l‘hôpital intercommunal… L’art d’accommoder les restes… Après tout, c’est de bonne gestion postferroviaire. Quand le train est à presque 40 km, on peut parler effectivement d’époque post-ferroviaire.

Le Train Touristique de la Vallée du Loir

Par JP Comes

Il faudra profiter en 2015 de ce train qui longe la vallée du Loir. Il circule sur une portion de la ligne transversale construite par l’ETAT pour relier Pont-de-Braye (une gare située sur ce qui deviendra plus tard sa grande ligne Paris – Bordeaux), à Vendôme, ville située sur la ligne P.O. Paris – Tours par Châteaudun. Cet itinéraire secondaire a vu disparaître ses services voyageurs en 1939.

Album photos complémentaires

Essai d’histoire technologique de la traction à vapeur sur les chemins de fer secondaires et tramways français

4e Partie : Evolution du parc des locomotives à voie métrique.

Par J Connetable

 

La renaissance de la ligne du col de la Furka

Par JM. Roux

Retrouver l'histoire de ce superbe chemin de fer touristique suisse, relinat Réalp à Obervald par le col de la Furka et le Glacier du Rhône.

Album photos complémentaires

La FACS en Grande Bretagne

Par J Vierne et P Fitting

Ce voyage comprenait trois volets : une rapide visite de Londres suivie de 5 jours de découverte des chemins de fer du Pays de Galles, l’occasion de voir leur évolution, dix ans après la dernière visite de la FACS, relatée dans le N° 304 de CFRU. Enfin, en option, nous proposions la découverte de l’Ile de Man et de sa diversité ferroviaire 

Album photos complémentaires

 Actualité des Chemins de fer touristiques

  • AMITRAM
  • M.F.P.N.
  • M.T.V.S.
  • SOCOFER
  • Train des Mouettes
  • Wassy
  • SABA
  • Train du Bas-Berry
  • S.G.V.A.
  • Le Wagon Bleu

Actualité des Chemins de fer régionaux

Actualité des Tramways

  • France : Appel à projet Grenelle de l('environnement, Ile-de-France, Avignon, Aubagne, Saint-Etienne, Strasbourg, Lyon
  • Luxembourg
  • Pays-Bas : La Haye, Rotterdam, Utrecht
  • Suède : Stockholm
  • Belgique : Anvers, Bruxelles, Gand
  • Chine
  • Ethiopie : Addis Abeba
  • Suisse : Bâle
  • Etats-Unis : Nouvelle-Orléans, Atlanta, Houston, Washington

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Numéro de la revue: 
368