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Patrimoine ferroviaire

CFRT N°357: Balades sur les Chemins de Fer Nogentais en 1910

2013/3 Juin 2013

EDITORIAL

 Par Jean-Claude Vaudois

Et si on parlait tramways !... 

Pour une revue comme la nôtre, ce titre peut paraître paradoxal. Je ne pense pas que cela soit le cas pour ce numéro très axé sur ce sujet. En premier lieu, même sur un sujet consensuel comme celui-ci, un débat existe au sein de nos lecteurs : pour certains, il y a trop de tramways modernes, d’autres aimeraient en avoir un peu plus ! Ceux qui travaillent pour faire de cette revue une référence ont du mal à trancher. Il faut préciser que nous ne pouvons vous apporter que ce que nous recevons : articles, brèves sur nos tramways passés sont grandement les bienvenus.

Les tramways d’aujourd’hui seront, dans 30 ou 40 ans, des véhicules d’une époque et il y aura bien des amateurs pour apprécier, alors, ce que nous trouvons, peut être, un peu banalaujourd’hui. Consultez les cartes postales des années 1900/1920 : on constate que le matériel roulant avait, très souvent, des airs de famille… tout comme aujourd’hui. De nos jours, en France,on peut se plaindre d’avoir beaucoup de CITADIS, mais on sait distinguer le Citadis de Strasbourg de celui du Mans ou du Havre.

Donc il est de notre devoir :

de faire revivre le passé, mais cela implique la participation de TOUS ceux qui le peuvent (que de photos ou de documents très intéressants sont jalousement conservés dans des cartons !) ; mais aussi d’informer nos lecteurs de toutes les réalisations faites en France et dans le monde.

Il y a une cinquantaine d’années, qui aurait parié sur un tel nombre de tramways dans notre pays ? Ce n’est pas le moment, me semble-t-il, de faire la fine bouche devant un tel succès.On dit, ici ou là, que l’essor du tramway est terminé ! Je pense que cette affirmation est contredite par les réalisations à venir : Tours, Avignon, Aubagne, Besançon. Il nous faut également prendre en compte toutes les extensions de réseaux comme Bordeaux, Marseille ou encore Nice et Le Mans. Même si les implantations sont disparates, l’Ile-de-France voit, et verra encore, fleurir de belles lignes de tramways et de nombreuses extensions (j’avoue avoir un petit faible pour le T3 à Paris). Il est vrai que le rythme de constructions de nouveaux tramways va ralentir. Cela est normal : on ne va pas refaire la même erreur qu’au début du XXème siècle, lorsque bon nombre de tramways ont été construits, plus pour faire plaisir à un édile local, que pour de réels besoins ; cela a entraîné rapidement une exploitation plus économique avec les conséquences connues. Nous devons être bien conscients que, malgré ses succès indéniables, le tramway a encore besoin d’être défendu.

Sous le prétexte, souvent fallacieux, de la crise économique, ne voit-on pas, ici ou là, fleurir ce qui est appelé tramway sur pneus ou autre BHNS (Bus à Haut Niveau de Service (sic) !). Tous les responsables ont-ils bien étudié tous les paramètres de ces « avatars » de tramways et, par-dessus tout, leur fiabilité ? En ce qui concerne le tramway sur pneus, en toute discrétion il est vrai, les rames accumulent les ennuis : déraillements, incendie, inconfort, bruit, sans oublier le rainurage des chaussées ou l’usure des galets de guidage (une certaine ville en aurait une belle collection… en réserve !). On n’a jamais calculé le prix de revient de ces véhicules : durée de vie plus brève que celle de nos trams, coût des pneumatiques et des galets… Il ne faut pas oublier que la résistance du pneu est plus importante que celle de la roue fer, entraînant une consommation énergétique plus importante. Quant au coût de construction, il est démontré aujourd’hui que son coût est similaire pour le pneu et le vrai tram ; il faut, bien entendu, ne compter que le coût du tram lui-même, et non, à tort, celui des embellissements, souvent réalisés avec le tram fer. Enfin n’oublions pas la satisfaction des usagers : le succès du tram par rapport à ses concurrents nous fait connaître de façon certaine la réponse.

Pour toutes ces raisons, il me paraît important que notre revue informe ses lecteurs de tous les aspects du tramway, ancien ou moderne. Cette documentation, réunie numéro après numéro, permet de faire connaître ce qu’il apporte de façon indéniable aux citadins : confort, fiabilité, avec un coût, y compris les amortissements et les frais d’exploitation, tout à fait acceptable par nos villes, même en période de crise.

Etudions le passé pour faire connaître les réponses de nos anciens au défi des transports urbains, mais étudions aussi le temps présent, afin que nous-même, et nos descendants, connaissent des villes apaisées et agréables à vivre, ce que le tramway sait parfaitement faire, là où il circule.

 

Essai d’histoire technologique de la traction à vapeur... (1e Partie. Un siècle de chemins de fer secondaires - suite du N° 355)

 

Par Jacques Connétable

Dans le début de cette étude dont nous poursuivons la publication, Jacques Connétable brosse à grands traits l’histoire de nos chemins de fer secondaires et de nos tramways entre 1870 et 1914.

(8 pages)

Balades sur les Chemins de Fer Nogentais en 1910

Le retour du tramway à la Porte de Vincennes n’est pas sans nous rappeler qu’il y a plus de 100 ans ce lieu était le terminus des lignes des Chemins de Fer Nogentais. Les tramways de cette compagnie étaient alors pris d’assaut le dimanche à la belle saison par des foules joyeuses de Parisiens et Parisiennes éprises de verdure, d’air pur et de campagne. C’est cette promenade dans le temps que nous nous proposons de vous conter. Promenade de quelques kilomètres seulement, mais à l’époque où le voyage était loin d’être à la portée de tous, ceux et celles qui s’embarquaient dans les trams à destination des bords de la Marne avaient la sensation de partir vers de lointains horizons. Nos aînés disposaient en outre de brochures touristiques éditées par la Compagnie des Chemins de Fer Nogentais dont nous nous sommes largement inspirés pour écrire le présent article.

Par Patrick Fitting - (10 pages)

A Bordeaux le tramway continue à avancer !

 

Avec un investissement de 957 M€, la création de 33 km de lignes de tramways supplémentaires – s’ajoutant aux 44 km existants – et un objectif de 200 millions de voyageurs en 2020, la métropole bordelaise se donne les moyens de s’imposer comme un pôle de référence sur le terrain de la mobilité. Avec cette nouvelle phase, le tramway circulera sur 77 km, courant 2018 (ce sera l’un des plus importants réseaux en France).

Après appel d’offres, la Communauté Urbaine a commandé... 

Hommage à M. Marcel Cavaillé

Le 14 février 2013, M. Marcel CAVAILLÉ, âgé de 86 ans, nous a quittés. Ce « centriste », qui fut « Secrétaire d’Etat aux Transports », a marqué son mandat par au moins deux actions qui ont durablement influencé le monde des transports urbains et régionaux...

Par Claude Sauvage

Le nouveau Grand Paris

Le 6 mars dernier, le Premier Ministre, Jean-Marc AYRAULT, présentait à Noisy-Champs (RER A), le plan des transports pour l’Ile-de-France jusqu’en 2030, plan baptisé « Nouveau Grand Paris ». Ce plan, particulièrement audacieux, est...

Par Jean-Claude Vaudois

Chemins de fer régionaux 

France: Nice - Coni, Cannes -Grasse, Ligne des Cévennes, Pau - Canfranc, Belfort - Delle, Château-Gontier - Sablé, Chatillon-sur-Seine, RDT 13, Cf de Provence, CF Corse, Blanc-Argent

Etranger: Suisse Transport Public du Chablais, chemins de fer Rhétiques. Autriche. Quebe. Tunisie. Algéri. Italie.

Transport urbains

150 ans du métro de Londre
CEVA
Oran

Chemins de fer touristiques

SGVA
Vapeur du Trieux
Train de Mouettes
Viaduc 07
Voie ferrée du Velay
Panoramique des Dômes
Brevenne
Train de l'Albret,
AGRIVAP
Vermandois
GECP
241 P 17
Centre-Var 

Numéro de la revue: 
357